Je suis née une nuit de septembre, un jour de plus et j'étais une enfant de l'équinoxe, dommage.
Je présume - parce que j'avoue ne pas en avoir le souvenir - que j'ai commencé à crier dès que je suis sortie du ventre de ma mère, je ne marchais ni ne parlais déjà : On voit tout de suite l'avancée de l'animal sur l'être humain.
J'imagine que j'ai grandit tranquillement jusqu'à l'arrivée en maternelle. La vie est bien ingrate de nous enlever nos souvenir, ça ne fait pourtant que 16 ans. Rien dans la longévité de l'univers à vrai dire.
Et puis, d'années en années, d'aventures en aventures, de problèmes en problèmes, tant de choses se sont passées et ont fait de moi ce que je suis.
Je ne suis que quelqu'un dans un monde trop peuplé. A quelques différences près peut-être.
Je dors, je ris, je mange, je vis, alors en apparence je suis comme vous. L'apparence est si prévisible, il n'y a que deux solutions : en apparence on ne peut-être que beau ou pas.
Et au fond ? il y a tellement de possibilités, alors n'est-ce pas ça qui fait ce qu'on est vraiment ?
Cachez-vous les yeux ou arrachez-les, vous verrez, tout sera plus beau.
Moi, je me voile la face, et je préfère rêver que me rendre compte de ce qui m'entoure, ce n'est pas de la lâcheté, je ne veux pas rendre le monde plus beau, je ne veux pas le changer, je sais bien que ce n'est pas possible. Non, J'essaie juste de le comprendre, mais j'ai du mal. Alors, je m'échappe dans un monde, un autre monde, mon monde. Le problème, c'est le retour à la réalité : ça fait mal.
Il m'arrive parfois de confondre la vie et le rêve, de penser que tout ça n'est qu'un jeu, de réfléchir aux conséquences de mes actes en relativisant : << Nous ne sommes qu'une combinaison d'atomes >>.
Mais aussi absurde que cela puisse paraître cette idée me fait du mal. Tout ce qui nous entourent, tous ces liens qui se créent, tout ce qui fait de nous ce que nous sommes : Nos pensées, notre conscience, nos rêves... De simples combinaisons d'atomes.
Je préfère croire en l'existence d'une âme pour chacun d'entre nous.
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